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Visite du Lycée Henri LORITZ

par René Zambetti, membre du Comité de section

Du 18 au 21 octobre, de 9h30 à 11h45 et par groupe de 4 à 7 visiteurs, 23 personnes ont découvert ce Lycée emblématique de Nancy.
Cet Etablissement porte le nom de son créateur depuis 1966.
Henri LORITZ (1815-1865) est sorti major à 20 ans de l'école Normale d’Instituteurs. Humaniste et attaché à l'évolution sociale, il ouvre les portes de son école en 1844 sous le nom de Pensionnat Callot, la première de ce type en France, rue du Tapis Vert. Elle migre vers la rue des Jardiniers et porte successivement le nom d'École professionnelle de l'Est puis École Nationale Professionnelle. Elle permettra à Nancy de connaître un destin exceptionnel dans la révolution artistique "Art Nouveau" de la fin du XIXe siècle grâce à la formation d'une quantité importante d'ouvriers d'art.


Actuellement, ce lycée scientifique et technologique régional compte environ 2000 élèves qui se répartissent dans 75 classes avec 420 élèves dans 13 divisions de secondes puis 380 élèves dans 13 divisions de premières et 350 élèves pour 14 divisions de terminales.
Le compte n'y est pas !
Ce Lycée renferme des formations d'excellence avec 130 élèves dans 3 divisions de Prépa 1° Année (2 PCSI - 1 PTSI) et 130 élèves dans 3 divisions de Prépa 2° Année (PSI - PSI* - PT*). Les réussites de ces élèves à intégrer des écoles d'ingénieurs sont remarquables comme Polytechnique, ENS Cachan, Ecole Nationale d'Arts et Métiers, Ecoles Centrales et bien d'autres écoles encore …
Ce n'est pas fini, il y a les STS (Sections de Techniciens Supérieurs) avec 11 spécialités dont 10 divisions sous statut scolaire 1ère et 2ème année : 360 étudiants et 4 divisions sous statut apprentissage 1ère et 2ème année : 140 étudiants apprentis.
Pour terminer, on découvre également 1 division MANAA (Mise à Niveau en Arts Appliqués) avec 17 élèves et une Licence Professionnelle SIG (Systèmes d’Information Géographique) avec 15 étudiants.


C'est dire toute l'importance de ce Lycée au cœur de Nancy !
Dès le début de notre visite, une photo souvenir est réalisée au pied du buste d'Henri LORITZ. Nous entrons aux ateliers et Monsieur Michel PERRI, Chef de Travaux, nous fait un rapide tour d'horizon de l'établissement et nous convie à le parcourir pour découvrir la diversité des formations prodiguées.


Nous débutons la visite par la section CPI (Conception de Produits Industriels). Nous entrons dans une salle où l'ossature d'un scooter trône au milieu de la pièce. Un Professeur nous explique que dans le cadre des enseignements d'exploration, les élèves examinent et étudient le mécanisme de direction de ce véhicule à deux roues directrices. Nous allons ensuite dans le secteur IPM (Industrialisation des Produits Mécaniques) où des machines-outils imposantes sont reliées à des ordinateurs sur lesquels des élèves de première ou de terminale préparent la réalisation de pièces complexes. Tout est étudié, décortiqué afin que les élèves acquièrent les capacités d'analyse et les connaissances adéquates suivant la formation envisagée. Nous sommes fascinés par une telle évolution car parmi les visiteurs se trouvent d'anciens élèves de ce Lycée.
Dans une autre salle, un Professeur nous explique la gestion mathématique de la tension d'une corde de raquette de tennis pour des classes préparatoires. L'informatique est omniprésente, nous voyons des courbes se dessiner sur un écran. Les 2 élèves qui étudient ce phénomène prennent des notes, écrivent des équations. A coté, d'autres élèves examinent une machine qui positionne des couvercles sur des verrines, un peu plus loin …


Nous quittons les ateliers et, après quelques escaliers, nous arrivons en Arts Appliqués où la juxtaposition de couleurs et de matériaux comme du tissu, du bois … est observée, étudiée avec soin pour la réalisation de maquettes ou d'affiches explicites. Une recherche approfondie est exigée des élèves. Et c'est ainsi dans tous les domaines du DP (Design de Produits) !
Nous rencontrons des Professeurs, certes surpris de nous voir mais ravis de nous commenter avec enthousiasme leurs enseignements. Le monde industriel est en perpétuelle mutation, ils préparent donc de nouveaux cours. Par exemple, le scooter précédent est hybride et il a été démonté …
Sa motorisation électrique est étudiée en ET (Electrotechnique) et nous retrouvons son compteur et ses clignotants en SE (Systèmes électroniques). La partie électronique est explorée, analysée et naturellement comprise par ces élèves intéressés et curieux.
Plus loin, deux Professeurs nous reçoivent en IRIS (Informatique et Réseaux pour l’Industrie et les Services techniques). Ils nous expliquent les compétences matérielles (structure des ordinateurs, des réseaux) et logicielles (systèmes d’exploitation, logiciels de développement) que doivent acquérir leurs élèves à l'issue des deux ans de formation. A la clef, des débouchés dans des domaines excessivement variés et surprenants comme la médecine, l'architecture …
On ne peut qu'acquiescer vu la main mise de l'informatique sur notre environnement !


Quelques escaliers à descendre et au détour d'un couloir, nous arrivons en CRSA (Conception et Réalisation de Systèmes Automatisés). Là, on nous dit que les réalités économiques nécessitent une automatisation sans cesse plus performante dans les différents secteurs d'activité de l'industrie et que ces Techniciens performants sont très demandés. Quelle surprise alors de découvrir comment on vérifie, automatiquement dans le domaine industriel, l'étanchéité de récipients en plastique.
Nous traversons la cour et entrons dans le domaine de la fonderie. Un Professeur nous accueille et nous explique l'essentiel des activités d'un spécialiste en fonderie : conception de processus, mise en œuvre d'outillages et d'équipements spécifiques à la réalisation de pièces en alliages ferreux , aluminium, cuivreux …
Nous en sortons ébahis par tant de connaissances à enseigner et à assimiler par les élèves !


Quelques escaliers et deux étages plus haut, nous sommes chez les GT (Géomètres Topographes). Une enseignante nous dévoile une partie des rouages de ce métier surprenant. Des activités variées, techniques, juridiques, pratiquées en milieu urbain, rural, sur le terrain ou au bureau. Un géomètre relève des terrains avec GPS, des angles, des distances, des dénivelés. Il utilise la DAO, il étudie des projets d'aménagements, il les implante …
Quelle diversité !
En plus, les études peuvent être complétées dans l'établissement avec une Licence SIG (Systèmes d'information Géographique) ou en Ecole d'ingénieur après la réussite d'un concours.
Le temps est passé bien vite et nous nous dirigeons vers la sortie où Madame Sandrine THIEULIN, Proviseur du Lycée, nous salue cordialement. Nous la remercions chaleureusement de nous avoir permis cette visite. Nous nous donnons rendez-vous pour les portes ouvertes du mois de mars prochain car nous n'avons pas tout découvert de cet établissement aux multiples facettes …